Article général sur l'épaule et le sport

L’objectif du site est de clarifier et classer les différentes pathologies de l’épaule lors de la pratique sportive. Ces pathologies seront décrites et expliquées par chapitre, avant de préciser, pour chaque sport, les caractéristiques spécifiques ou non des pathologies de l’épaule les plus fréquemment rencontrées.

L’articulation gléno-humérale est une articulation particulièrement exposée dans la pratique sportive, mais elle a le défaut de ses grandes qualités. En effet, il s’agit d’une articulation possédant une grande mobilité, (dans tous les secteurs, élévation, rotations) mais son anatomie, nécessaire à sa mobilité, pèche dans sa stabilité (notamment osseuse).

La tête humérale est une sphère articulée avec la glène de l’omoplate peu congruente entrainant une surface de contact peu importante tout juste augmentée par le bourrelet (labrum) glénoïdien et stabilisée par des ligaments dont le ligament glénohuméral inférieur, le plus important (stabilité statique). Ce peu de congruence est un atout lui permettant des mouvements extrêmes dans tous les plans. La stabilité statique est nécessairement aidée d’une stabilité dynamique : entourage ligamentaire et musculaire pour assurer le centrage permanent et harmonieux de la tète humérale sur la glène : c’est le rôle essentiel joué par la coiffe des rotateurs, aidé également par l’omoplate et ses muscles.
Cette coiffe des rotateurs, essentielle au bon fonctionnement de le glénohumérale, est également très exposée par le peu d’espace existant entre elle et l’arche acromial située juste au dessus.
L’anatomique explique donc les éléments potentiellement atteints : l’os et articulation (fracture, luxation), ligaments (tendinopathies, fissures pour la coiffe mais aussi distension pour le ligament glénohuméral), labrum. N’oublions pas l’environnement neurologique (nerf suprascapulaire), et l’omoplate (dysfonction).

Les pathologies de l’épaule dans le sport peuvent être regroupées dans 3 catégories :

  1. La première, la plus spécifique, regroupe les pathologies des sports de lancer avec une position d’armé du bras (position du bras au lancer d’objet, en élévation, rotation externe). Les exemples sont nombreux : volley, hand, base ball, tennis (service), javelot, lancer du poids… C’est l’adaptation de l’épaule associée à la répétition du geste qui est source de problème : elle est développée dans le chapitre sport de lancer (cf infra)
  2. La deuxième est moins spécifique, regroupe la traumatologie de l’épaule (accident aigu avec traumatisme direct sur le moignon de l’épaule ou indirect avec trauma sur le coude ou la main se répercutant à la racine du membre, les luxations) dans les sports de combat, qu’ils soient individuels (judo) ou collectifs (rugby) mais également dans les sports avec risque de chute sur l’épaule (ski…).
  3. La dernière catégorie est le surmenage pur de l’épaule (overuse syndrome) avec ou sans position d’armé du bras mais sans lancement d’objet. Le plus typique étant l’épaule du nageur. Elle concerne les tendons et les articulations (arthropathies acromioclaviculaires++).

Cette première catégorie, la plus classique, est  expliquée dans le chapitre «  épaule du lanceur  ». Les 2 autres, moins spécifiques, seront reprises dans la description du sport en question.